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Vierge Marie

Prières anciennes
O Vierge
Marie, si vous êtes irritée, c'est contre le péché et
l'auteur
du péché. Vous aurez une vie supérieure à la nature, mais
vous ne vivrez pas pour vous, car ce n'est pas pour vous que vous
êtes née. Cette vie, vous la consacrerez tout entière à Dieu,
car c'est Lui qui vous a introduite
dans le monde, pour servir au salut du genre humain, pour
accomplir le
plan de Dieu , c'est-à-dire l'Incarnation de votre Fils et notre
déification. Votre cur se nourrira des paroles de Dieu :
elles vous féconderont comme l'olivier fertile dans la maison de
Dieu, comme l'arbre planté au bord des eaux vives de l'Esprit,
comme l'arbre de vie qui a donné son fruit au moment prédit :
le Dieu incarné, la vie de toutes choses....
Votre cur très pur, exempt de toute souillure, contemplera
toujours le
Dieu de toute pureté et brûlera de désir pour lui. Votre sein
sera la demeure de Celui qu'aucun lieu ne peut contenir. Votre
lait, dans le petit enfant Jésus, nourrira Dieu. Vous êtes la
porte de Dieu, éclatante d'une perpétuelle virginité. Vos
mains porteront Dieu ; vos genoux seront pour lui un trône plus
sublime que celui des Chérubins....
Vous êtes le temple du Saint-Esprit, la cité de Dieu vivant,
que réjouissent les fleuves abondants de la grâce divine. Vous
êtes toute belle, toute proche de Dieu, plus haute que les Chérubins
et les Séraphins, très proche de Dieu lui-même. Salut, Marie,
douce enfant d'Anne ! De nouveau l'amour m'amène jusqu'à vous.
Comment pourrai-je décrire votre démarche pleine de sérieux,
votre vêtement ; le charme de votre visage, cette sagesse que
donne l'âge unie à la jeunesse du corps ?Votre vêtement était
plein de modestie, sans luxe comme sans mollesse. Votre démarche
était grave, sans précipitation comme sans nonchalance. Votre
conduite était austère, quoique tempérée par la joie, mais
n'attirant jamais l'attention des hommes. Ce qui le prouve, c'est
votre crainte devant la visite inattendue de l'ange. Vous étiez
soumise et docile à tes parents. Votre âme restait humble au
milieu des contemplations les plus sublimes. Votre parole était
agréable, car elle traduisait la douceur de votre âme. Quelle
demeure aurait été plus digne de Dieu ? Il est juste que toutes
les générations vous proclament bienheureuse, remarquable
honneur du genre humain. Vous êtes la gloire du sacerdoce,
l'espoir des chrétiens, la plante féconde de la virginité.
C'est par vous que l'honneur de la virginité s'est partout répandu.
Que soient bénis ceux qui vous reconnaissent pour la Mère de
Dieu, maudits ceux qui ne le veulent pas.
Jean Damascène (v.650-v.749)
O très
tendre Vierge et Mère du Sauveur de tous les siècles, à partir
d'aujourd'hui et pour toujours, prenez-moi à votre service. Désormais,
en toutes circonstances, soyez ma très miséricordieuse avocate
; venez
sans cesse à mon aide. Après Dieu, en effet, je ne veux plus préférer
personne à vous et, de mon plein gré, pour l'éternité, comme
votre
propre serf, je me livre à votre domination.
Saint Odilon de Cluny (962-1049)
Ave
Maria Stella
Salut, Étoile
de la mer, Sainte Mère de Dieu, Toi, toujours vierge,
bienheureuse porte du ciel... Brise les chaînes des pécheurs,
rends la lumière aux aveugles, délivre-nous de nos misères, obtiens
pour nous les vrais biens. Montre-nous que tu es mère, et que le
Christ par toi accueille nos prières Lui qui, né pour nous,
accepta d'être ton fils.
Vierge sans pareille et douce entre toutes, obtiens le pardon de
nos fautes,
rends nos curs humbles et purs. Accorde-nous une vie
sainte, rends sûre notre route pour que, contemplant Jésus,
nous partagions sans fin ta joie.
Hymne latine datant du Xe siècle environ
Lorsque
vous assaillent les vents des tentations, lorsque vous voyez paraître
les écueils du malheur, regardez l'étoile, invoquez Marie. Si
vous êtes ballottés sur les vagues de l'orgueil, de l'ambition,
de la calomnie, de la jalousie, regardez l'étoile, invoquez Marie. Si la colère, l'avarice, les séductions charnelles
viennent secouer la légère embarcation de votre âme, levez les
yeux vers Marie... Dans le péril, l'angoisse, le doute, pensez à Marie,
invoquez Marie. Que son nom ne quitte ni vos lèvres ni vos
curs ! Et pour obtenir son intercession, ne vous détournez
pas de son exemple. En la suivant, vous ne vous égarerez pas. En
la suppliant, vous ne connaîtrez pas le désespoir.
En pensant à elle, vous éviterez toute erreur. Si elle vous
soutient, vous ne sombrerez pas ;si elle vous protège, vous
n'aurez rien à craindre ; sous sa conduite vous ignorerez la
fatigue ;grâce à sa faveur, vous atteindrez le but.
Saint Bernard (1090-1153)
(Deuxième homélie, Louanges à Marie)
Souvenez-vous,
ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu
dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection,
imploré votre secours et demandé votre intercession, ait été
abandonné. Animé de cette confiance, je me refuge vers vous, ô
Vierge des vierges, ô Marie, Mère de Jésus-Christ, je viens à
vous, je cours à vous, et, gémissant sous le poids de mes péchés,
je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe éternel, ne
rejetez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et
daignez les exaucer.
Ainsi soit-il.
Saint Bernard (1090-1153)
Je vous salue, Vierge
bénie, qui avez mis le mal en déroute, épouse du Très-Haut et Mère de l'Agneau
le plus doux. Vous régnez dans les cieux. Vous sauvez la terre. Les hommes
soupirent vers vous et les démons mauvais vous redoutent. Vous êtes la fenêtre,
la porte et le voile, la cour et la maison, le temple, la terre, lys par votre
virginité et rose par votre martyre. Vous êtes le jardin clos et la fontaine du
jardin qui lave ceux qui sont souillés, purifie ceux qui sont corrompus et
vivifie ceux qui sont morts. Vous êtes la maîtresse des anges, l'espoir après
Dieu de tous les siècles, le reposoir du roi et le siège de la divinité. Vous
êtes l'étoile qui brille à l'Orient et dissipe à l'Occident les ténèbres,
l'aurore qui annonce le soleil et le jour qui ignore la nuit. Vous qui avez
engendré celui qui nous engendre, confiante comme une mère qui a bien rempli sa
tâche, réconciliez les hommes avec Dieu. Priez,
Mère, le Dieu que vous
avez mis au monde qu'il nous absolve de nos fautes et après nous
avoir pardonné qu'il nous donne la grâce et la gloire.
Pierre le Vénérable (v.1092-1156)
O
bienheureuse et très douce Vierge Marie, Mère de Dieu, pleine
de toute bonté, fille du Roi des rois, Souveraine des Anges, mère
du Créateur de l'univers, je jette dans le sein de votre bonté,
aujourd'hui et tous les jours de ma vie, mon corps et mon âme,
toutes mes actions, mes pensées, mes volontés, mes désirs, mes
paroles, mes uvres, ma vie tout entière et ma mort, afin
que, par vos suffrages, tout cela tende au bien, selon la volonté
de votre cher Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, afin que je
vous aie, ô ma très sainte Souveraine, pour alliée et pour
consolatrice, contre les embûches et les pièges de l'antique
adversaire et de tous mes ennemis. De votre cher Fils, notre
Seigneur Jésus-Christ, daignez m'obtenir la grâce qui me
permettra de résister aux tentations du monde, de la chair et du
démon, et d'avoir toujours le ferme propos de ne plus pécher à
l'avenir, mais de persévérer en votre service et en celui de
votre cher Fils. Je vous prie aussi, ô ma très sainte
Souveraine, de m'obtenir une vraie obéissance et une vraie
humilité du cur, afin que je me reconnaisse en vérité
comme un misérable et fragile pécheur, impuissant non seulement
à faire la moindre bonne uvre, mais encore à résister
aux attaques
continuelles, sans la grâce et le secours de mon Créateur et
vos saintes prières. Obtenez-moi aussi, ô ma très douce
Souveraine, une perpétuelle chasteté d'esprit et de corps, afin
que d'un cur pur et d'un corps chaste, je puisse servir
votre Fils aimé et vous-même selon ma vocation. Obtenez-moi de
lui la pauvreté volontaire, avec la patience et la tranquillité
d'esprit, afin que je sache supporter les travaux de ma condition
pour mon salut et celui de mes frères.Obtenez-moi encore, ô très
douce Souveraine, une charité vraie qui me fasse aimer de tout cur
votre très saint Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, et vous,
après lui, par-dessus toutes choses, et le prochain en Dieu et
à cause de Dieu, sachant me réjouir de son bien, m'affliger de
son mal, ne mépriser personne, ne jamais juger témérairement,
ne me préférer dans mon cur à quiconque. Apprenez-moi,
ô Reine du Ciel, à toujours unir dans mon cur la crainte
et l'amour de votre très doux Fils ; à toujours rendre grâces
de tant de bienfaits qui me viennent non de mes mérites mais de
sa pure bonté ; à faire de mes péchés une confession pure et
sincère, une pénitence vraie,
pour mériter ainsi miséricorde et grâce. Je vous supplie enfin,
ô Mère unique, porte du ciel et avocate des pécheurs, de ne
pas permettre qu'à la fin de ma vie, moi, votre indigne
serviteur, je dévie de la sainte foi catholique, mais que vous
me secouriez selon votre grande miséricorde et amour, et que
vous me défendiez des esprits mauvais ; que par la glorieuse
Passion de votre Fils béni, et par votre propre intercession,
mon cur plein d'espérance, vous m'obteniez de Jésus le
pardon de mes péchés, de sorte que, mourant dans votre amour et
le sien, vous me dirigiez dans la voie de la
délivrance du salut.
Amen.
Saint Thomas d'Aquin (1225-1274)
O Marie,
Temple de la Trinité, O Marie, porteuse de feu, Marie,
distributrice de miséricorde, Marie, qui as fait germer le fruit
divin
!
O Marie, mer tranquille, distributrice de paix, Marie, terre féconde.
Tu
es l'arbre nouveau qui a porté la fleur odorante du Verbe, Fils
unique
de Dieu. En toi, terre féconde, fut semé le Verbe. Tu es à la
fois la terre et
l'arbre. O Marie, char de feu, tu as porté le feu caché et voilé
sous la cendre
de ton humanité. O Marie, vaisseau d'humilité, en toi se
conserve et brille la lumière de la vraie science, avec laquelle
t'élevant au-dessus de toi-même, tu as charmé le Père éternel
O Marie, tu es devenue le livre où est écrite notre loi.
Aujourd'hui tu
as écrite en toi la Sagesse du Père éternel
O Marie, bénie sois-tu à jamais entre toutes les femmes, car en
ce jour
tu nous a donné le pain de ta farine : la divinité a été unie
et pétrie
avec l'humanité, si fortement que rien désormais, ni la mort,
ni nos
ingratitudes, ne pourra rompre l'union.
Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
Ayez mémoire
et souvenance, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que
je suis votre fils ; que vous êtes puissante et que je suis un
pauvre homme vil et faible. Je vous supplie, très douce Mère,
que vous me gouverniez et me défendiez dans toutes mes voies et
actions. Ne dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez ; car
votre bien-aimé Fils vous a donné tout pouvoir, tant au ciel
comme en la terre. Ne dites pas que vous ne devez ; car vous êtes
la commune Mère de tous les pauvres humains et particulièrement
la mienne. Si vous ne pouviez, je vous excuserais disant : il est
vrai qu'elle est ma mère et qu'elle me chérit comme son fils,
mais la pauvrette manque d'avoir et de pouvoir. Si vous n'étiez
ma Mère, avec raison je patienterais disant : elle est bien assez
riche pour m'assister ; mais hélas, n'étant pas ma mère, elle
ne m'aime pas. Puis donc, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère
et que vous êtes puissante, comment vous excuserais-je si vous
ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ?Vous
voyez, ma Mère, que vous êtes contrainte d'acquiescer à toutes
mes demandes. Pour l'honneur et la gloire de votre Fils, acceptez-moi
comme votre enfant, sans avoir égard à mes misères et péchés.
Délivrez mon âme et mon corps de tout mal et me donnez toutes
vos vertus, surtout
l'humilité. Enfin, faites-moi présent de tous les dons, biens et
grâces, qui
plaisent à la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit.
Ainsi soit-il.
Saint François de Sales (1567-1622)
Je vous
salue, Marie, Fille de Dieu le Père,
Je vous salue, Marie, Mère de Dieu le Fils,
Je vous salue, Marie, Epouse du Saint-Esprit.
Je vous salue, Marie, Temple de toute la Divinité.
Je vous salue, Marie, Lys blanc de la resplendissante et toujours
immuable Trinité.
Je vous salue, Marie, Rose éclatante d'un charme céleste.
Je vous salue, Marie, Vierge des Vierges, Vierge fidèle dont le
Roi des
cieux a voulu naître, et dont il a daigné être nourri.
Je vous salue, Marie, Reine des martyrs, dont l'âme a été
transpercée
d'un glaive de douleur.
Je vous salue, Marie, Souveraine de l'univers, à qui toute
puissance a
été donnée au ciel et sur la terre.
Je vous salue, Marie, Reine de mon cur, ma Mère, ma vie,
ma joie et mon espérance très chère.
Je vous salue, Marie, Mère aimable.
Je vous salue, Marie, Mère admirable.
Je vous salue, Marie, Mère de miséricorde.
Vous êtes pleine de grâce, le Seigneur est avec vous,
Vous êtes bénie entre toutes les femmes,
Et béni soit le fruit de vos entrailles, Jésus.
Et béni soit votre époux, Saint Joseph.
Et béni soit votre père, Saint Joachim.
Et béni soit votre mère, Sainte Anne.
Et béni soit votre fils, Saint Jean.
Et béni soit votre ange, Saint Gabriel.
Et béni soit le Père éternel, qui vous a choisie.
Et béni soit le Fils, qui vous a aimée.
Et béni soit le Saint Esprit, qui vous a épousée.
Et bénis soient à jamais tous ceux qui vous bénissent et qui
vous
aiment. Que la Vierge Marie nous bénisse avec son tendre Fils.
Amen.
St Jean Eudes (1601-1680)
Je vous
salue, ô Marie immaculée, tabernacle vivant de la Divinité, où
la Sagesse éternelle cachée veut être adorée des anges et des
hommes. Je vous salue, ô Reine du ciel et de la terre, à
l'empire de qui tout est soumis, tout ce qui est au-dessous de
Dieu. Je vous salue, ô Refuge assuré des pécheurs, dont la miséricorde
n'a manqué à personne ; exaucez les désirs que j'ai de la
divine Sagesse, et recevez pour cela les voeux et les offres que
ma bassesse présente.
[...]
Je vous
choisis aujourd'hui, en présence de toute la cour céleste, pour
ma Mère et Maîtresse. Je vous livre et consacre, en qualité
d'esclave, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs,
et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et
futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de
moi et de tout ce qui
m'appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus
grande gloire de Dieu, dans le temps et l'éternité.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)
O ma
Souveraine, si vous priez pour moi je serai sauvé ; car vous
obtenez par vos prières tout ce que vous voulez ; priez donc
pour moi, auguste Mère de Dieu, puisque votre divin Fils vous écoute
et vous accorde tout ce que vous lui demandez. Il est vrai que je
suis indigne de votre protection ; mais vous n'avez jamais
abandonné aucun de ceux qui ont eu recours à vous. O Marie ! je
vous confie mon âme, c'est à vous de la sauver. Obtenez-moi
la persévérance dans la grâce de Dieu et l'amour envers votre
Fils et envers vous. Je vous aime, ô ma Reine ! et j'espère vous
aimer toujours ; aimez-moi aussi, recevez-moi près de vous et
ayez pitié de moi ; faites-le pour l'amour que vous portez à Jésus.
Considérez
la confiance que j'ai en votre miséricorde et ne cessez pas de
m'aider dans toutes mes peines. Je sais que vous ne manquerez pas
de me secourir, quand je me recommanderai à vous ; mais vous
devez m'obtenir encore cette grâce, de recourir toujours à vous
dans les tentations et au moment où je pourrais perdre la grâce
de Dieu. Assistez-moi à l'heure de ma mort ; faites que je rende
le dernier soupir, ayant sur les lèvres votre nom et celui de
votre Fils, et redisant : Jésus, Marie, je vous recommande mon
âme !
Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787)
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