* Pier Giorgio Frassati  *

    Jeunes Témoins

Pier Giorgio Frassati

 

Dès son enfance, il est charitable et d’une piété naturelle et spontanée. Peu importe les sourires et les moqueries, il se signe et incline la tête devant chaque église. Il a une grande dévotion à la Sainte Vierge. Il s’inscrit à la Congrégation mariale, à l’apostolat de la prière et communie chaque jour. La récitation du chapelet lui est également quotidienne et familière. Il est joyeux et sportif. C’est un bon alpiniste.

Il s’inscrit en 1918 à la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul pour aider matériellement et spirituellement les malades, les orphelins et les soldats démobilisés. En 1921, son père est nommé ambassadeur en Allemagne. Ignorant la vie corrompue et corruptrice de Berlin, tous les jours, il sortait de l’ambassade pour se rendre chez ses pauvres. En 1922, il entre au tiers-ordre dominicain. "Il plaçait toujours le Seigneur entre lui et nous comme trait d’union, et le Seigneur sanctifiait l’amitié, la joie, tous les sentiments, tous les instants de notre vie". Tout cela résulte de durs combats contre lui-même. Il ne faut pas s’attrister, même de très dures contrariétés, "car la tristesse doit être bannie d’une âme catholique".

Toute l’adolescence de Pier Giorgio fut assombrie par un drame secret, douloureux, il fut un incompris. C’est seulement après sa mort que sa famille étonnée, stupéfaite découvrit qu’il était connu de toute la ville, non à cause du nom de son père, mais à cause de sa propre personnalité. Pour ses parents, il était le bon à rien.

Et vint le tragique mois de juillet. Sa grand-mère se mourait, mais lui déjà presque paralysé depuis deux jours par la poliomyélite, il réussit à garder le secret de sa maladie "pour ne pas déranger". Lorsqu’on se rendit compte de la gravité de sa maladie, il était trop tard. Même le vaccin reçu à la dernière minute, fut sans résultat. Il n’avait que 24 ans.

À son enterrement, participèrent des milliers d’inconnus: dont ces pauvres, qui furent surpris d’apprendre que celui qui les servait, était le fils de l’ambassadeur Frassati.

Son corps fut retrouvé intact lors de l’exhumation. "En présence de sa soeur Lucianna, de ses neveux et nièces qui ne le connaissaient que sur les photos de famille, quelle ne fut pas l’immense joie de tous lorsque, ouvrant devant eux la tombe du jeune homme, on revit le visage rayonnant et le corps absolument intact de ce témoin de l’avenir. Son corps était resplendissant. Tout comme autrefois, lorsqu’au contact des cimes il revenait remplit de joie et de lumière. Son visage était souriant. De la joie même des amoureux de Jésus. Tous les témoins du fait, furent enivrés d’un délicat parfum, émanant de ce jeune témoin de l’Amour". Il fut béatifié en 1990.

 

 

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